BNC ou SELARL ? Cette question revient à chaque rendez-vous.
Un médecin, un dentiste ou un vétérinaire dont l’activité tourne bien nous demande : “Est-ce que je devrais passer en SELARL ?”
La réponse honnête est : ça dépend.
En l’occurence, la réponse dépend de votre situation : revenus, charges, projet de vie, horizon de carrière.
Nous accompagnons plus de 150 professionnels libéraux. Ainsi, nous connaissons les spécificités de chaque métier. Et surtout, nous savons quand le passage en SELARL est une bonne idée et quand c’est prématuré.
BNC : simplicité… mais limites structurelles
Le régime BNC (bénéfices non commerciaux) est souvent le point de départ.
Il présente des avantages évidents :
- Une gestion relativement simple
- Une fiscalité directement liée à votre revenu personnel
- Peu de formalisme juridique
Mais cette simplicité a un coût stratégique.
En BNC :
- Tout le résultat est fiscalisé, que vous le preniez ou non
- Les leviers d’optimisation sont limités
- Il est difficile de structurer un patrimoine professionnel distinct
Autrement dit : le BNC fonctionne bien… jusqu’à un certain niveau.
SELARL : un outil de structuration, pas une fin en soi
Passer en SELARL, ce n’est pas “optimiser ses impôts”.
C’est changer de logique.
Vous passez :
- d’un exercice en nom propre
- à une société à l’impôt sur les sociétés
Ce changement ouvre des possibilités majeures :
Maîtrise de votre rémunération
Vous choisissez :
- votre rémunération (soumise aux cotisations sociales)
- vos dividendes (avec une fiscalité différente)
Capacité de capitalisation
Une partie du résultat peut rester dans la société :
- pour investir
- pour sécuriser votre activité
- pour préparer l’avenir
Structuration patrimoniale
La SELARL permet d’envisager :
- une holding
- des stratégies de remontée de trésorerie et de réinvestissement
- une organisation optimisée à long terme
Mais attention : la SELARL n’est pertinente que si vous avez quelque chose à structurer.
2026 : une évolution importante
Depuis une réponse ministérielle de février 2026, une évolution technique change la donne pour les associés de SELARL exerçant leur activité.
Même en exerçant via une SELARL, les associés personnes physiques restent imposés en BNC sur leur activité professionnelle (rémunération technique).
Conséquence concrète : obligation d’établir une comptabilité BNC personnelle, donc :
- tenue comptable
- établissement d’un bilan BNC
- dépôt d’une déclaration 2035
En plus de la comptabilité de la SELARL.
Le vrai sujet : votre niveau de résultat
Dans la pratique, la question n’est pas juridique. Elle est économique.
On commence à étudier sérieusement la SELARL lorsque :
- le résultat devient significatif malgré votre rémunération
- la trésorerie commence à s’accumuler
- les enjeux fiscaux et sociaux deviennent structurants
Avant cela, la SELARL peut :
- complexifier inutilement
- générer des coûts supplémentaires
- créer une fausse impression d’optimisation
Notre approche : partir de vous, pas du statut
Nous ne partons jamais de la question :
“BNC ou SELARL ?”
Nous partons de :
- votre niveau de revenus
- vos objectifs personnels
- votre situation familiale
- vos projets (investissement, transmission, rythme de travail…)
Puis nous construisons :
- une stratégie de rémunération
- une projection fiscale et sociale
- une structuration adaptée (ou non)
Dans certains cas, la conclusion est claire : il faut passer en SELARL.
Dans d’autres : il vaut mieux rester en BNC… pour l’instant.
Et si vous voulez aller plus loin...
Le Cabinet Lecocq organise chaque mois des ateliers collectifs pour nos clients professions libérales.
Un moment pour échanger entre pairs, partager des retours terrain, poser vos questions dans un cadre informel.
Pour aller plus loin : découvrez notre accompagnement des professions libérales et notre conseil juridique pour votre passage en société.

